C’est un véritable « melting-pot », au sens propre comme au figuré, qui vient d’être mis en évidence par une chercheuse du CNRS et un professeur du Collège de France au laboratoire Archéologie et philologie d'Orient et d'Occident (CNRS / ENS-PSL / EPHE-PSL).
Leur étude d’un bol en argentDécouvert à Kostanaï (Kazakhstan) et conservé au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg (Russie). ayant appartenu à des élites des Huns au Vème siècle de notre ère montre que celui-ci est orné de scènes du mythe d’Œdipe. Cette pièce façonnée avec des techniques iraniennes donne vie à une version de cette tragédie grecque teintée de zoroastrismeReligion monothéiste apparue en Iran entre le IIème millénaire avant notre ère et la première moitié du Ier. Son nom vient de son prophète et fondateur nommé Zoroastre ou Zarathoustra. avec des influences indiennes pour certaines représentations. Il est le fruit des nombreuses influences culturelles ayant traversé la région de la Bactriane, au carrefour entre la Perse, les steppes eurasiennes et le sous-continent indien.