Recherche

L’INSHS a pour mission principale de valoriser et de diffuser en libre accès les dernières découvertes en sciences humaines et sociales. Il s’appuie pour cela sur 6 500 publications scientifiques en moyenne par an, produites par ses chercheur-e-s. Il développe et co-anime avec ses partenaires des réseaux transversaux de recherche sur tout le territoire.

Le portail des recherches en sciences humaines et sociales

Les recherches à l’INSHS s’appuient sur des groupements et réseaux qui produisent des ressources numériques inédites, dont une grande partie est en accès libre.

Les réseaux thématiques

En liaison avec ses partenaires, universités, grandes écoles et organismes de recherche, l’InSHS a pour vocation de repérer des thématiques émergentes ou structurantes à l’échelle nationale et à les organiser grâce à différents outils permettant une mise en réseau des chercheurs, des chercheuses et de tous les partenaires intéressés.

Les Groupements de recherche (GDR) fédèrent une communauté de laboratoires et de chercheurs/chercheuses autour d’une thématique scientifique émergente et/ou structurante :

Les Réseaux thématiques pluridisciplinaires (RTP) sont une formule institutionnelle souple et informelle regroupant des scientifiques appartenant à des disciplines différentes autour d’un thème particulier ou d’un objectif clairement défini. Le RTP est un outil d’assistance à la politique scientifique, chargé d’émettre des avis et des propositions.

Les Groupements d’intérêt scientifique (GIS) sont le fruit d’un partenariat entre des organismes de recherche, des partenaires institutionnels et/ou industriels destinés à rassembler des compétences et des moyens pour réaliser un programme de recherche déterminé. Les GIS sont des contrats et sont dépourvus de la personnalité juridique.

Calendrier pour l’ouverture d’un réseau au 1er janvier de l’année N

  • Année N-2

Septembre-Décembre : discussion entre les porteurs des projets (GDR, RTP, GIS), les directeurs adjoints scientifiques (DAS) disciplinaires impliqués et le/la DAS Réseaux de l’InSHS

  • Année N-1

Janvier : Discussion en réunion de direction et premier arbitrage des projets au niveau de l’InSHS (GIS, GDR et RTP) sous réserve des avis des sections du comité national (GDR)

Février : Finalisation des projets retenus et dépôts au comité national pour avis à la session de printemps (GDR) ; Préparation des projets de convention (GIS et RTP)

Juillet : Discussion en Réunion de direction après retour des avis des sections (GDR) ; Point sur l’avancée des conventions (GIS et RTP) ; Arbitrage final et inscription au budget de l’InSHS ;

Septembre : Envoi de la convention aux partenaires pour signatures (GIS et RTP).

  • Année N

1er Janvier : ouverture officielle du réseau (GDR, RTP, GIS)

Plateforme SHS Santé

Mise en place à partir de l’automne 2020, pour une durée de 24 mois, grâce à un financement du MESRI, la plateforme de recherche SHS Santé a pour ambition de développer, au service de la recherche en sciences humaines et sociales dans toutes ses composantes disciplinaires, une action collaborative de recherche en sciences humaines et sociales de la santé.

L’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS a souhaité collaborer, pour le développement de cette plateforme, avec l’Ined, l’EPHE, l’EHESS et l’Université Sorbonne Paris Nord, établissements membres du Campus Condorcet, dont un des axes scientifiques est « Santé publique, Santé mondiale ». Des institutions extérieures au Campus, comme l’EHESP, ou encore le Cnam sont également associées à cette plateforme.

Trois thématiques sont particulièrement explorées dans cette action collaborative de recherche  :

  • L’engagement des patients et du public dans l’organisation des services, l’élaboration des politiques publiques et la recherche.
  • Les effets des mutations structurelles, notamment environnementales, climatiques, démographiques, sur la santé humaine et les modes de vies.
  • Les enjeux de la mise en œuvre des politiques publiques de santé au niveau territorial, en particulier en lien avec les inégalités de santé de tous ordres.

Si le projet est centré sur les sciences humaines et sociales de la santé, il est porté par une intention de développer leurs interfaces avec d’autres sciences, en particulier avec les sciences environnementales, les sciences biomédicales, la santé publique et les sciences de l’ingénierie et celles de l’information.

Enfin, cette plateforme ambitionne de développer des modalités de transfert de connaissance en direction de la société civile, en lien avec les acteurs locaux ou nationaux, en même temps qu’elle s’appuiera sur des modalités participatives de la recherche, et en direction de la décision publique.

Tant sur le plan des interactions interdisciplinaires que cet enjeu du transfert et du partage des connaissances, la plateforme est destinée, à travers sa thématique 2, à intégrer l’action que l’InSHS déploie, depuis le mois de mars 2020, au sein de la Coordination sur les crises sanitaires et environnementales*.

La plateforme est implantée dans l’hôtel à projet du Campus Condorcet.

Coordination scientifique : emmanuel.henry@cnrs.fr

Rencontre scientifique – Les effets de la pandémie de Covid-19. Documenter, décrire, analyser, 29-30 juin 2021

Cette rencontre scientifique a pour objectif, plus d’un an après le début de la pandémie de Covid-19 en France, de constituer un espace de partage et de discussion de résultats de la recherche en sciences humaines et sociales et santé publique au sujet de celle-ci et de ses effets. Elle privilégie l’analyse du contexte français. La dimension internationale, évidemment essentielle, fera l’objet d’initiatives ultérieures.

La recherche en sciences humaines et sociales s’est mobilisée de façon soutenue pour appréhender les effets à court terme de la pandémie, notamment en termes d’inégalités sociales et de vulnérabilités. Elle a également proposé des cadres de compréhension et élaboré des enquêtes pour rendre compte des formes de gestion politique de la pandémie et des manières qu’ont eues les personnes, les familles, les groupes sociaux d’en faire l’expérience et d’y réagir. Dans cette analyse, elle a tenu compte de différentes échelles, locales, territoriales, nationales.

Une question majeure qui traverse cette réflexion est celle de savoir si la pandémie ne fait que renforcer des situations préexistantes, ou si on peut l’envisager comme un événement qui ralentit, interrompt ou au contraire accélère certaines mutations en cours, qu’elles concernent les manières de vivre, de travailler, de se déplacer, de se socialiser, d’apprendre, de se cultiver et de se distraire, de produire et de consommer, d’être citoyen(ne). On sait par ailleurs qu’il y a des enjeux à afficher du nouveau, à faire valoir des ruptures ou l’existence d’une crise qui justifierait des mesures sanitaires et politiques exceptionnelles, à l’égard desquels s’impose un exercice de réflexivité.

Cette rencontre se concentre sur les connaissances élaborées depuis un an pour documenter, décrire et analyser les effets présents de la pandémie. Elle s’organise en quatre moments. Le premier, Le savant et le politique, sera dédié à l’analyse de la gestion politique de la crise et de ses effets éventuels sur la vie démocratique et ses institutions. Le second est consacré aux impacts et enjeux sanitaires et démographiques de la pandémie. Le troisième s’intéresse à la vie « ordinaire » en temps de pandémie : celle des individus, des familles et des groupes sociaux. Enfin, la quatrième session porte sur les angles morts de la crise et les effets indirects de la pandémie.

Cette rencontre scientifique s’inscrit dans le cadre d’une action pour les sciences humaines et sociales de la santé, implantée à l’hôtel à projet du Campus Condorcet, que le CNRS déploie avec le CNAM, l’EHESP, l’EHESS, l’EPHE, l’INED et l’Université Sorbonne Paris Nord, grâce à un financement dédié du MESRI. À cet ensemble de partenaires, se sont adjoints le RnMSH, l’Institut thématique de santé publique de l’Inserm, pour former le comité de programme de cette rencontre. Enfin, la plateforme SHS Santé et l’Institut Covid19 Ad Memoriam ont également souhaité collaborer pour élaborer cette rencontre.

 

* Présentation de la Coordination HS3P-CriSE

Le CNRS et l’Inserm ont créé, courant mars 2020, une Coordination HS3P-CriSE Crises sanitaires et environnementales – Humanités, sciences sociales, santé publique, en lien avec les principaux acteurs dans ce domaine, en particulier la Conférence des Présidents d’Université (CPU), l’Institut national d’études démographiques (Ined), l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l’EHESP (École des hautes études en santé publique), sous l’égide des Alliances Athéna, Aviesan et Allenvi, et en coordination avec le Réseau national des MSH, ainsi qu’avec les TGIR SHS, en particulier Progedo, et avec l’initiative du World Pandemic Research Network créée par le réseau des Instituts d’études avancés.

La coordination s’est fondée sur le constat suivant : la santé humaine est primordiale pour les individus comme pour les collectivités. Aujourd’hui, et à la différence d’autres pandémies survenues au XXe siècle et au début du XXIe siècle, l’épidémie de la Covid19 suscite chez les gouvernants et les sociétés une ample réflexion sur leur capacité à répondre aux problèmes médicaux, politiques, juridiques, éthiques, économiques, culturels et sociaux qu’elle pose. Certains modes de production et de consommation, déjà aux prises avec d’autres défis, en particulier celui du changement climatique et plus largement des problématiques environnementales, commencent à être interrogés, tout comme les formes du vivre ensemble. Ces questionnements se posent à toutes les échelles, dans les régions et les territoires, dans une perspective nationale aussi bien qu’internationale.

Cette situation suscite un intérêt scientifique très vif des chercheurs et des chercheuses des domaines des humanités, des sciences sociales et de la santé publique. Plusieurs appels à projets échus, en cours ou à venir, soutiennent cet intérêt. Ils sont proposés par des agences de financement de la recherche au niveau national — ANR (Flash covid 19, RA- Covid-19, Résilience Coivd-19) — ou au niveau européen (H2020) ; par des régions ; des universités ; par des fondations ; des organismes publics ou des ministères. Les interventions se sont multipliées dans l’espace public ; des séminaires virtuels et des colloques sont proposés ; des appels à contribution circulent sur les réseaux et dans les communautés scientifiques ; des ouvrages et numéros spéciaux de revue sont publiés.

Dans ce contexte, le CNRS et l’Inserm se sont rapprochés pour faire émerger des initiatives structurantes dans le domaine en SHS et en santé publique autour de la recherche sur la Covid19 et, plus généralement, sur les maladies infectieuses et les grandes crises sanitaires et environnementales. La coordination « HS3P-CriSE – Crises sanitaires et environnementales – Humanités, sciences sociales, santé publique » travaille sous l’égide des alliances Athéna, Aviesan et Allenvi, et en lien avec les représentants des principaux acteurs dans ce domaine, en particulier la Conférence des Présidents d’Université (CPU), l’Institut national d’études démographiques (Ined), l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l’EHESP (École des hautes études en santé publique). Elle agit en coordination avec le Réseau national des MSH, ainsi qu’avec les TGIR SHS, en particulier Progedo, et avec l’initiative du World Pandemic Research Network créée par le réseau des Instituts d’études avancés.

Le CNRS et l’Inserm ont désigné chacun un coordinateur, co-responsable de la Coordination : Marie Gaille, directrice de l’InSHS, CNRS, philosophe, directrice de recherche au CNRS ; Rémy Slama, directeur de l’IT Santé publique, Inserm, épidémiologiste environnemental, directeur de recherche à l’Inserm.

Le travail de la coordination est présenté sur le site dédié.

Plateforme Mémoire et résilience

Créée par l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS, la plateforme de recherche « Mémoire et résilience » a pour ambition de développer et de structurer la recherche en sciences humaines et sociales autour des thématiques de mémoire, de résilience et de coexistence, non seulement dans toutes ses composantes disciplinaires, mais aussi dans ses interfaces avec les sciences biologiques.

Il s’agit de renforcer, structurer et faire dialoguer les recherches sur les conflits violents et crises passés et leurs effets dans le présent, abordés en termes de mémoire, de traumatismes, de « résilience », au travers de controverses (racisme, antisémitisme, passés coloniaux, etc.) comme de mémoires ordinaires (en famille, sur les territoires, dans les mondes du travail, etc.).

L'InSHS a souhaité collaborer, pour le développement de cette plateforme, avec le Campus Condorcet et ses établissements membres, dont de nombreuses équipes travaillent sur les thématiques mémorielles. Des institutions extérieures au campus, comme Sciences-Po Paris, l’université de Paris, l’université de Lille, AMU, l’université de Grenoble-Alpes, sont également associées à cette plateforme. Celle-ci a en effet vocation à structurer la recherche à une échelle nationale. Elle collabore à cette fin avec des institutions comme le Centre national de ressources et de résiliences (CN2R), ainsi qu’avec des structures spécialisées, comme le GDR Mémoire du  CNRS, le Labex Les passés dans le présent, le GIS Archives et démocratie (en cours de création), l’Institut Covid-19 Ad Memoriam ou des programmes de recherche comme 13-11.

La Plateforme Mémoire et résilience entend remplir trois missions :

  1. Être un lieu de dialogue commun à des recherches diversifiées et dont les temporalités sont variées, sur les expériences, les perspectives scientifiques et les choix méthodologiques. Il s’agit de consolider ces recherches au-delà des objets particuliers, c’est-à-dire de manière pluri- et interdisciplinaire, et en lien avec les acteurs politiques et sociaux intéressés.
  2. Concevoir et développer une plateforme de services répondant au mieux aux besoins singuliers des recherches dans ces domaines, et un espace de formation (par des experts et par les pairs), notamment en matière de règles juridiques, de méthodes de collecte et d’archivage de données sensibles, de gestion des interactions avec les médias ou des interlocuteurs politiques, ou encore de collaboration avec les acteurs de l’éducation et les artistes. La Plateforme Mémoire et résilience doit permettre de cette manière une meilleure collaboration entre missions dédiées ou services fonctionnels des établissements (protection des données, affaires juridiques, communication, sécurité, référents déontologie, racisme et antisémitisme et intégrité scientifique, et Très grandes infrastructures de recherche). 
  3. Permettre le développement d’une programmation scientifique dédiée, sur la base de ce dialogue transversal et, en particulier, depuis le territoire du Campus Condorcet.

Trois thématiques seront privilégiées dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) en 2021, pour amorcer des recherches nouvelles, ouvrir des chantiers méthodologiques innovants, ou construire et consolider des collaborations interdisciplinaires :

  1. Recherches interdisciplinaires sur les liens entre mémoire individuelle et mémoire sociale.
  2. Archives, mémoire, numérique : l’AMI encouragera des recherches et initiatives sur les questions posées par les évolutions croisées des thématiques mémorielles, des humanités numériques, des politiques des données sensibles et de l’organisation et des usages des archives.
  3. Mémoires et territoire du Nord-Est parisien : la plateforme encouragera les recherches qui, en lien avec les collectivités territoriales, les institutions d’enseignement et les acteurs sociaux, interrogent, en mobilisant notamment les sciences participatives, les mémoires sur le territoire du Campus Condorcet (Nord-Est parisien et de la Seine-Saint-Denis). 

La Plateforme ambitionne donc de développer des modalités de transfert de connaissance en direction de la société civile, des établissements d’enseignement et des institutions politiques et patrimoniales, en lien avec les acteurs politiques, économiques et sociaux locaux ou nationaux, en même temps qu’elle mobilisera des méthodes et modalités participatives de la recherche.

La plateforme est implantée dans l’hôtel à projet du Campus Condorcet.

Coordination scientifique : sandrine.lefranc@cnrs-dir.fr
Secrétaire générale :  francoise.paillous@cnrs.fr 
Coordination administrative : vita.mikanovic@cnrs.fr 
Secrétariat : nicolas.claudon@cnrs.fr

 

Les prospectives scientifiques

L’InSHS lance une réflexion prospective collective. Pour ce faire, dès 2022, il participe, co-organise, conçoit des colloques et événements qui entrent dans ses priorités, soutient des réseaux autour de thématiques structurantes ou en devenir et soutient des ateliers réflexifs.

Valoriser, diffuser, partager l’information scientifique et technique

Les chercheurs CNRS de l’INSHS produisent chaque année 6 500 publications en moyenne, dont les deux tiers sont constitués d’articles scientifiques de revues et de chapitres d’ouvrages. Ils peuvent accéder à plus de 8 000 revues et à une cinquantaine de plateformes et bases de données  via le portail BIB-CNRS financé par le CNRS.

Les outils de l'information scientifique et technique

L’INSHS a mis en place différents outils pour valoriser et diffuser les résultats de la recherche scientifique, dont les publications et les données de la recherche :

  • un observatoire RIBAC pour analyser, caractériser et quantifier les activités et productions scientifiques de l’ensemble des acteurs de la recherche ;
  • VariSHS, une plateforme de Valorisation des Activités de Recherche des Ingénieurs SHS ;
  • JournalBase, une plateforme en libre accès bilingue pour interroger les revues en sciences humaines et sociales et comparer leur référencement dans les différentes sources et bases de données nationales et internationales ;
  • une politique de soutien aux revues scientifiques françaises en sciences humaines et sociales, pour aider à la professionnalisation des pratiques et promouvoir une meilleure diffusion et une plus grande visibilité ;
  • une charte pour rédiger les affiliations dans les publications des chercheurs ;
  • un réseau de correspondants IST, dans les unités de l’INSHS, pour favoriser la mise en commun et la diffusion des pratiques, outils et expériences et assurer le rôle d’intermédiaire entre l’institut  et ses unités ;
  • une politique de formation pour l’ensemble des acteurs de l’INSHS : écoles thématiques et actions nationales de formation
  • le soutien d’une vingtaine de réseaux professionnels liés au CNRS.

L’INSHS soutient activement, depuis une dizaine d’années, le libre accès aux publications et aux données de la recherche via la plateforme nationale HAL et l’infrastructure OpenEdition.

Ces outils et ces actions sont développés en coordination avec les grands acteurs de l’information scientifique et technique au niveau national – avec les infrastructures et les très grandes infrastructures de recherche (IR/TGIR) – et au niveau européen.

Analyse de la production scientifique

Il y a une nécessité, pour les sciences humaines et sociales, comme pour les autres sciences, de pouvoir disposer d’indicateurs numériques pour compléter l’évaluation des productions scientifiques par les pairs. Cependant, les sciences humaines et sociales présentent des spécificités qu’il faut prendre en compte comme la plus grande diversité des supports de publication (articles de revues mais aussi chapitre d'ouvrages en proportion importante), le maintien du multilinguisme, la présence de petites communautés de recherche sur des sujets très pointus (par exemple, sur les langues en voie de disparition) et l’absence de bases de données de référence pour les études bibliométriques.

Dans ce contexte, le conseil scientifique de l'institut et la direction de l'INSHS ont élaboré une base de données, appelée RIBAC, qui permet de recenser et de décrire de façon normée l'activité des acteurs de la recherche en Sciences Humaines et Sociales.

Publications

Les chercheurs CNRS permanents en sciences humaines et sociales ont produit annuellement environ 6500 publications en 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018. Les articles de revue et les chapitres d'ouvrage représentent près de 2/3 de la production totale.

Les différents types de publications scientifiques
​Les différents types de publications scientifiques produites par les chercheurs en sciences humaines et sociales entre 2011 et 2018
Publications 2017-2018 classées par type de document (Source RIBAC 2017 et 2018)
Publications 2017-2018 classées par type de document (Source RIBAC 2017 et 2018)

 

La répartition des types de publication est différente selon les champs disciplinaires.

Poids des principaux types de publications scientifiques des chercheurs et ingénieurs CNRS par section du comité national en 2017-2018
Poids des principaux types de publications scientifiques des chercheurs et ingénieurs CNRS par section du comité national en 2017-2018 

En « économie et gestion », plus des ¾ de la production correspondent à des articles de revue et des documents de travail (« working papers »). Plus des 2/3 des productions dans le domaine « Hommes et milieux : évolution, interactions » se font sous forme d'articles de revues et de rapports. Les linguistes (section 34), sociologues et politologues (sections 36 et 40), anthropologues (section 38) et géographes (section 39) produisent également davantage d'articles dans des revues que de chapitres d'ouvrage.

A contrario, il y a une prédominance en faveur des chapitres d'ouvrage dans la production des chercheurs et ingénieurs des domaines des « Sciences philosophiques et philologiques, sciences de l'art » (section 35) et des historiens des mondes anciens (section 32) et modernes et contemporains.

part des articles de revue publiés par les chercheurs CNRS-SHS par section et par bases de données bibliométriques (WOS-SHS et Scopus-SHS) en 2017
Part des articles de revue publiés par les chercheurs CNRS-SHS par section et par bases de données bibliométriques (WOS-SHS et Scopus SHS) en 2017

 

En étudiant finement le recensement des articles de revue publiés par les chercheurs CNRS-SHS à partir de RIBAC et en les comparant avec le recensement des bases commerciales WOS et SCOPUS, on observe que 40% en moyenne du nombre total des articles publiés (RIBAC) se retrouvent dans Scopus, 12 % dans la base AHCI du WOS (Art and Humanities) et 18 % dans la base SSCI (Social Sciences) du WOS. Il y a de fortes disparités selon les communautés SHS. Si, pour les économistes de la section 37, plus des 2/3 des articles de revues enregistrés dans RIBAC sont recensés dans SCOPUS, ils ne sont plus qu’1/3 pour les historiens (section 32 et 33), les sociologues et juristes de la section 36, les anthropologues de la section 38 et les géographes de la section 39.  Les parts des articles recensés dans le WOS sont encore plus faibles et s’échelonnent entre un peu plus de 50 % pour les économistes (section 37) et environ 13 % pour les historiens (section 32), sociologues et juristes (section 36), anthropologues (section 38) et géographes (section 39). 

La répartition des types de publication est différente selon les champs disciplinaires.

 

Participation à des colloques des chercheurs CNRS de l’InSHS

L’activité « colloque » (communication et/ou organisation) est effectuée par 90,5 % des chercheurs et il n’y a pas de différences très importantes entre les disciplines (source Ribac 2012).

 

Activité « colloque » des chercheurs SHS
Activité « colloque » des chercheurs SHS par section du comité national

 

Presque 2/3 des colloques auxquels ont participé les chercheurs ont une audience internationale.

La presque totalité des présentations (95,7 %) se font sous la forme d’une communication orale. Les présentations sous forme de poster restent relativement peu nombreuses en SHS (source Ribac 2012).

 

Répartition des posters présentés par les chercheurs SHS
Répartition des posters présentés par les chercheurs SHS lors de manifestations scientifiques par section du comité national (source Ribac 2012)

 

La participation et le portage des projets et programmes de recherche financés sur contrats des chercheurs CNRS de l’InSHS

Environ 2/3 des chercheurs (64 %) ont déclaré être membres ou porteurs d’un programme de recherche. La répartition par section fait apparaitre une grande diversité de pratique d’une discipline à l’autre.

 

sections

Nbre de chercheurs membres ou responsables de programmes

Nbre de chercheurs total RIBAC 2012

%

31 - Hommes et milieux : évolution, interactions

80

97

82,5%

32 - Mondes anciens et médiévaux

160

225

71,1%

33 - Mondes modernes et contemporains

113

188

60,1%

34 - Sciences du langage

137

195

70,3%

35 - Sciences philosophiques et philologiques, sciences de l'art

113

202

55,9%

36 - Sociologie et sciences du droit

117

192

60,9%

37 - Economie et gestion

86

181

47,5%

38 - Anthropologie et étude comparative des sociétés contemporaines

91

166

54,8%

39 - Espaces, territoires et sociétés

109

135

80,7%

40 - Politique, pouvoir, organisation

135

196

68,9%

autres sections

13

21

61,9%

 Total

1154

1798

64,2%

 

Nombre de chercheurs CNRS de l’InSHS membres ou porteurs de projets en fonction de la typologie des projets

typologie des projets

nombre de responsables

nombre de membres

ANR

182

537

Divers national

81

335

Ministère

58

143

Europe

54

202

CNRS

51

112

Investissement d'avenir

46

131

Région

44

89

Divers international

27

333

Fondation

24

31

Université

16

44

Laboratoire

12

97

MSH

11

25

Mission archéologique

9

59

Privé

1

58

Total

616

2196

Diffusion publique de vos résultats de recherche

Chercheuse, chercheur au CNRS dans une unité de recherche copilotée par l’InSHS, vous rencontrez un problème, vous avez une question concernant la diffusion publique de vos résultats de recherche.

L’InSHS est à votre disposition pour échanger avec vous à ce sujet et vous guider le cas échéant vers l’interlocuteur pertinent au sein du CNRS.

Vous pouvez écrire à la directrice ou au directeur adjoint(e) scientifique qui suit votre unité et au pôle communication de l’InSHS.

Consubstantielle à la liberté académique, la liberté d’expression des chercheurs est un principe consacré et protégé par la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne, par la jurisprudence du Conseil Constitutionnel et par le Code de la Recherche. Néanmoins, à l’image de tous les droits fondamentaux, l’exercice de la liberté d’expression doit s’effectuer dans le respect de la loi. Celle-ci pose en France un certain nombre de limites à la liberté d’expression pour la concilier avec d’autres principes fondamentaux : interdiction des injures et de la diffamation, de la provocation à la haine, de l’apologie du terrorisme ; protection de la vie privée et des secrets (secrets administratifs, secret industriel et commercial, secret des affaires), etc.

La prise de parole publique des chercheurs, ingénieurs et techniciens du CNRS est, par ailleurs, soumise au respect d’obligations statutaires et de principes déontologiques (Loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires), qui gouvernent l’activité de tout agent public, tenu au respect des principes suivants : Obligation de dignité, obligation de probité et d’intégrité, obligation d’impartialité, obligation de neutralité, du respect du principe de laïcité et obligation de non-discrimination, obligations de secret et de discrétion professionnels, obligations d’exécution des fonctions et d’obéissance hiérarchique.