Recherche

L’INSHS a pour mission principale de valoriser et de diffuser en libre accès les dernières découvertes en sciences humaines et sociales. Il s’appuie pour cela sur 6 500 publications scientifiques en moyenne par an, produites par ses chercheur-e-s. Il développe et co-anime avec ses partenaires des réseaux transversaux de recherche sur tout le territoire.

Le portail des recherches en sciences humaines et sociales

L’institut des sciences humaines et sociales co-pilote, avec ses partenaires académiques, en France et à l’étranger, près de 300 structures de recherche.

Il interagit avec chacune de ses structures sur le plan de sa politique scientifique et de la politique de ressources et d’emploi associé. Chaque laboratoire élabore son projet scientifique, dispose de son budget, abondé par les dotations publiques et des fonds propres. Les bilans et les projets présentés à échéance régulières aux tutelles par les laboratoires constituent la base de la discussion sur leur reconduction.

Ces structures de recherche réunissent des chercheuses et chercheurs ainsi que des personnels d’accompagnement de la recherche qui travaillent de façon mono ou pluridisciplinaire sur une grande variété d’objets.

Selon l’organisation interne au CNRS, ces laboratoires sont classés par portefeuille qui renvoient à neuf sections pilotés par l’InSHS et chacun relève d’une délégation régionale du CNRS.

L’InSHS favorise la création de transversalités et de réseaux afin de réunir les compétences sur un objet de recherche donné, à travers différents types de dispositifs. Cette action peut déboucher sur la coordination et le soutien d’une recherche, éventuellement menée dans plusieurs laboratoires, au titre des priorités de l’organisme du CNRS et de la politique scientifique de l’InSHS.

Études aréales

Objets de recherche

Domaines disciplinaires

SOSI - Suivi Ouvert des Sociétés et de leurs Interactions

Les SOSI constituent des formes d’accompagnement et de soutien à la recherche en sciences humaines et sociales mis en place à partir de l’année 2022. SOSI est l’acronyme pour « Suivi Ouvert des Sociétés et de leurs Interactions ». Ils sont destinés à constituer des cadres pour des enquêtes situées et ancrées dans la durée, nécessaires pour répondre à certaines questions de recherche.

Chaque SOSI a un site dédié, le site étant un lieu géographique/institutionnel, délimité dans l’espace, pour les besoins de la recherche, renvoyant systématiquement à des configurations d’acteurs (habitants, collectivités territoriales/locales, associations, professionnels, communauté artistique, etc.).

Chaque SOSI se caractérise en outre par une question de recherche qui exige un ancrage et une enquête inscrite dans la durée.

Un SOSI peut fédérer plusieurs équipes de recherche SHS (et au-delà si la question de recherche le justifie), plusieurs compétences disciplinaires. L’enquête peut reposer sur différents types de sources (archives, données administratives, observations ethnographiques, entretiens, etc.).

Observatoire des maladies environnementales et professionnelles dans la vallée de la chimie lyonnaise

Ce projet s’inscrit dans le sillage des enquêtes de santé environnement-travail participatives. Il vise la création d’un observatoire des maladies environnementales et professionnelles dans la région Rhône-Alpes et plus précisément dans le bassin industriel lyonnais, surnommé la Vallée de la chimie lyonnaise. Cette dernière s’étend le long du Rhône sur une quinzaine de communes depuis Lyon jusqu’à la frontière de l’Isère.

Alors qu’il s’agit d’un des territoires industriels les plus importants de France, l’effet de cette activité industrielle sur la santé des riveraines et des salariées des sites de production demeure largement sous-étudié. En effet, il n’existe qu’un seul registre départemental de cancer (pour l’Isère) pour toute la région Rhône-Alpes, et les études répertoriées par Santé Publique France sur les risques sanitaires dans les bassins industriels français n'identifient pour le Sud lyonnais que de rares données sur les niveaux de pollutions atmosphériques. La « vallée de la chimie » cumule pourtant des centaines d’anciens sites pollués et des installations dangereuses et polluantes toujours en activité, dont plusieurs sont classées Seveso. Elle est marquée par plusieurs catastrophes et pollutions industrielles dont la catastrophe de Feyzin en janvier 1966 (explosion de la raffinerie qui fait 18 morts), les pollutions du Rhône (à l’acroléine en 1976, à l’hydroquinone au début des années 1980 et au PCB de manière récurrente des années 1970 aux années 2010) ou encore l’incendie du port Édouard Herriot en 1987.

L’Observatoire aura trois fonctions :

  • Faire un état des lieux des savoirs scientifiques existants ainsi que des normes sanitaires et des mobilisations collectives relatives à ces savoirs. Bien que ce territoire ait été le théâtre de plusieurs mobilisations relatives à la santé et l’environnement au cours des années 1970, celles-ci se sont faites nettement plus rares à partir des années 1980.
  • Analyser les raisons de la relative non-production de savoirs, de la non-publicisation et de l’absence de prise en charge publique de nombreux problèmes de santé en lien avec les pollutions industrielles.
  • Co-produire des données de santé participative en construisant une équipe de recherche pluridisciplinaire (sociologie, science politique, toxicologie, épidémiologie, géographie, histoire).

Porteurs : Gwenola Le Naour, Sciences Po Lyon, Valentin Thomas, Sciences Po Lyon / Institut universitaire européen de Florence ; Triangle (CNRS / ENS Lyon / Sciences Po Lyon / Université Lumière Lyon 2)

Les réseaux thématiques

Les recherches à l’INSHS s’appuient sur des groupements et réseaux qui produisent des ressources numériques inédites, dont une grande partie est en accès libre.

Les réseaux thématiques

En liaison avec ses partenaires, universités, grandes écoles et organismes de recherche, l’InSHS a pour vocation de repérer des thématiques émergentes ou structurantes à l’échelle nationale et à les organiser grâce à différents outils permettant une mise en réseau des chercheurs, des chercheuses et de tous les partenaires intéressés.

Les Groupements de recherche (GDR) fédèrent une communauté de laboratoires et de chercheurs/chercheuses autour d’une thématique scientifique émergente et/ou structurante :

Les Réseaux thématiques pluridisciplinaires (RTP) sont une formule institutionnelle souple et informelle regroupant des scientifiques appartenant à des disciplines différentes autour d’un thème particulier ou d’un objectif clairement défini. Le RTP est un outil d’assistance à la politique scientifique, chargé d’émettre des avis et des propositions.

Les Groupements d’intérêt scientifique (GIS) sont le fruit d’un partenariat entre des organismes de recherche, des partenaires institutionnels et/ou industriels destinés à rassembler des compétences et des moyens pour réaliser un programme de recherche déterminé. Les GIS sont des contrats et sont dépourvus de la personnalité juridique.

Calendrier pour l’ouverture d’un réseau au 1er janvier de l’année N

  • Année N-2

Septembre-Décembre : discussion entre les porteurs des projets (GDR, RTP, GIS), les directeurs adjoints scientifiques (DAS) disciplinaires impliqués et le/la DAS Réseaux de l’InSHS

  • Année N-1

Janvier : Discussion en réunion de direction et premier arbitrage des projets au niveau de l’InSHS (GIS, GDR et RTP) sous réserve des avis des sections du comité national (GDR)

Février : Finalisation des projets retenus et dépôts au comité national pour avis à la session de printemps (GDR) ; Préparation des projets de convention (GIS et RTP)

Juillet : Discussion en Réunion de direction après retour des avis des sections (GDR) ; Point sur l’avancée des conventions (GIS et RTP) ; Arbitrage final et inscription au budget de l’InSHS ;

Septembre : Envoi de la convention aux partenaires pour signatures (GIS et RTP).

  • Année N

1er Janvier : ouverture officielle du réseau (GDR, RTP, GIS)

Les prospectives scientifiques

L’InSHS lance une réflexion prospective collective. Pour ce faire, dès 2022, il participe, co-organise, conçoit des colloques et événements qui entrent dans ses priorités, et soutient des réseaux autour de thématiques structurantes ou en devenir ainsi que des ateliers réflexifs.

Valoriser, diffuser, partager l’information scientifique et technique

Les chercheurs CNRS de l’INSHS produisent chaque année 6 500 publications en moyenne, dont les deux tiers sont constitués d’articles scientifiques de revues et de chapitres d’ouvrages. Ils peuvent accéder à plus de 8 000 revues et à une cinquantaine de plateformes et bases de données  via le portail BIB-CNRS financé par le CNRS.

Les outils de l'information scientifique et technique

L’INSHS a mis en place différents outils pour valoriser et diffuser les résultats de la recherche scientifique, dont les publications et les données de la recherche :

  • un observatoire RIBAC pour analyser, caractériser et quantifier les activités et productions scientifiques de l’ensemble des acteurs de la recherche ;
  • VariSHS, une plateforme de Valorisation des Activités de Recherche des Ingénieurs SHS ;
  • JournalBase, une plateforme en libre accès bilingue pour interroger les revues en sciences humaines et sociales et comparer leur référencement dans les différentes sources et bases de données nationales et internationales ;
  • une politique de soutien aux revues scientifiques françaises en sciences humaines et sociales, pour aider à la professionnalisation des pratiques et promouvoir une meilleure diffusion et une plus grande visibilité ;
  • une charte pour rédiger les affiliations dans les publications des chercheurs ;
  • un réseau de correspondants IST, dans les unités de l’INSHS, pour favoriser la mise en commun et la diffusion des pratiques, outils et expériences et assurer le rôle d’intermédiaire entre l’institut  et ses unités ;
  • une politique de formation pour l’ensemble des acteurs de l’INSHS : écoles thématiques et actions nationales de formation
  • le soutien d’une vingtaine de réseaux professionnels liés au CNRS.

L’INSHS soutient activement, depuis une dizaine d’années, le libre accès aux publications et aux données de la recherche via la plateforme nationale HAL et l’infrastructure OpenEdition.

Ces outils et ces actions sont développés en coordination avec les grands acteurs de l’information scientifique et technique au niveau national – avec les infrastructures et les très grandes infrastructures de recherche (IR/TGIR) – et au niveau européen.

Analyse de la production scientifique

Il y a une nécessité, pour les sciences humaines et sociales, comme pour les autres sciences, de pouvoir disposer d’indicateurs numériques pour compléter l’évaluation des productions scientifiques par les pairs. Cependant, les sciences humaines et sociales présentent des spécificités qu’il faut prendre en compte comme la plus grande diversité des supports de publication (articles de revues mais aussi chapitre d'ouvrages en proportion importante), le maintien du multilinguisme, la présence de petites communautés de recherche sur des sujets très pointus (par exemple, sur les langues en voie de disparition) et l’absence de bases de données de référence pour les études bibliométriques.

Dans ce contexte, le conseil scientifique de l'institut et la direction de l'INSHS ont élaboré une base de données, appelée RIBAC, qui permet de recenser et de décrire de façon normée l'activité des acteurs de la recherche en Sciences Humaines et Sociales.

Publications

Les chercheurs CNRS permanents en sciences humaines et sociales ont produit annuellement environ 6500 publications en 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018. Les articles de revue et les chapitres d'ouvrage représentent près de 2/3 de la production totale.

Les différents types de publications scientifiques
​Les différents types de publications scientifiques produites par les chercheurs en sciences humaines et sociales entre 2011 et 2018
Publications 2017-2018 classées par type de document (Source RIBAC 2017 et 2018)
Publications 2017-2018 classées par type de document (Source RIBAC 2017 et 2018)

 

La répartition des types de publication est différente selon les champs disciplinaires.

Poids des principaux types de publications scientifiques des chercheurs et ingénieurs CNRS par section du comité national en 2017-2018
Poids des principaux types de publications scientifiques des chercheurs et ingénieurs CNRS par section du comité national en 2017-2018 

En « économie et gestion », plus des ¾ de la production correspondent à des articles de revue et des documents de travail (« working papers »). Plus des 2/3 des productions dans le domaine « Hommes et milieux : évolution, interactions » se font sous forme d'articles de revues et de rapports. Les linguistes (section 34), sociologues et politologues (sections 36 et 40), anthropologues (section 38) et géographes (section 39) produisent également davantage d'articles dans des revues que de chapitres d'ouvrage.

A contrario, il y a une prédominance en faveur des chapitres d'ouvrage dans la production des chercheurs et ingénieurs des domaines des « Sciences philosophiques et philologiques, sciences de l'art » (section 35) et des historiens des mondes anciens (section 32) et modernes et contemporains.

part des articles de revue publiés par les chercheurs CNRS-SHS par section et par bases de données bibliométriques (WOS-SHS et Scopus-SHS) en 2017
Part des articles de revue publiés par les chercheurs CNRS-SHS par section et par bases de données bibliométriques (WOS-SHS et Scopus SHS) en 2017

 

En étudiant finement le recensement des articles de revue publiés par les chercheurs CNRS-SHS à partir de RIBAC et en les comparant avec le recensement des bases commerciales WOS et SCOPUS, on observe que 40% en moyenne du nombre total des articles publiés (RIBAC) se retrouvent dans Scopus, 12 % dans la base AHCI du WOS (Art and Humanities) et 18 % dans la base SSCI (Social Sciences) du WOS. Il y a de fortes disparités selon les communautés SHS. Si, pour les économistes de la section 37, plus des 2/3 des articles de revues enregistrés dans RIBAC sont recensés dans SCOPUS, ils ne sont plus qu’1/3 pour les historiens (section 32 et 33), les sociologues et juristes de la section 36, les anthropologues de la section 38 et les géographes de la section 39.  Les parts des articles recensés dans le WOS sont encore plus faibles et s’échelonnent entre un peu plus de 50 % pour les économistes (section 37) et environ 13 % pour les historiens (section 32), sociologues et juristes (section 36), anthropologues (section 38) et géographes (section 39). 

La répartition des types de publication est différente selon les champs disciplinaires.

 

Participation à des colloques des chercheurs CNRS de l’InSHS

L’activité « colloque » (communication et/ou organisation) est effectuée par 90,5 % des chercheurs et il n’y a pas de différences très importantes entre les disciplines (source Ribac 2012).

 

Activité « colloque » des chercheurs SHS
Activité « colloque » des chercheurs SHS par section du comité national

 

Presque 2/3 des colloques auxquels ont participé les chercheurs ont une audience internationale.

La presque totalité des présentations (95,7 %) se font sous la forme d’une communication orale. Les présentations sous forme de poster restent relativement peu nombreuses en SHS (source Ribac 2012).

 

Répartition des posters présentés par les chercheurs SHS
Répartition des posters présentés par les chercheurs SHS lors de manifestations scientifiques par section du comité national (source Ribac 2012)

 

La participation et le portage des projets et programmes de recherche financés sur contrats des chercheurs CNRS de l’InSHS

Environ 2/3 des chercheurs (64 %) ont déclaré être membres ou porteurs d’un programme de recherche. La répartition par section fait apparaitre une grande diversité de pratique d’une discipline à l’autre.

 

sections

Nbre de chercheurs membres ou responsables de programmes

Nbre de chercheurs total RIBAC 2012

%

31 - Hommes et milieux : évolution, interactions

80

97

82,5%

32 - Mondes anciens et médiévaux

160

225

71,1%

33 - Mondes modernes et contemporains

113

188

60,1%

34 - Sciences du langage

137

195

70,3%

35 - Sciences philosophiques et philologiques, sciences de l'art

113

202

55,9%

36 - Sociologie et sciences du droit

117

192

60,9%

37 - Economie et gestion

86

181

47,5%

38 - Anthropologie et étude comparative des sociétés contemporaines

91

166

54,8%

39 - Espaces, territoires et sociétés

109

135

80,7%

40 - Politique, pouvoir, organisation

135

196

68,9%

autres sections

13

21

61,9%

 Total

1154

1798

64,2%

 

Nombre de chercheurs CNRS de l’InSHS membres ou porteurs de projets en fonction de la typologie des projets

typologie des projets

nombre de responsables

nombre de membres

ANR

182

537

Divers national

81

335

Ministère

58

143

Europe

54

202

CNRS

51

112

Investissement d'avenir

46

131

Région

44

89

Divers international

27

333

Fondation

24

31

Université

16

44

Laboratoire

12

97

MSH

11

25

Mission archéologique

9

59

Privé

1

58

Total

616

2196

Diffusion publique de vos résultats de recherche

Chercheuse, chercheur au CNRS dans une unité de recherche copilotée par l’InSHS, vous rencontrez un problème, vous avez une question concernant la diffusion publique de vos résultats de recherche.

L’InSHS est à votre disposition pour échanger avec vous à ce sujet et vous guider le cas échéant vers l’interlocuteur pertinent au sein du CNRS.

Vous pouvez écrire à la directrice ou au directeur adjoint(e) scientifique qui suit votre unité et au pôle communication de l’InSHS.

Consubstantielle à la liberté académique, la liberté d’expression des chercheurs est un principe consacré et protégé par la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne, par la jurisprudence du Conseil Constitutionnel et par le Code de la Recherche. Néanmoins, à l’image de tous les droits fondamentaux, l’exercice de la liberté d’expression doit s’effectuer dans le respect de la loi. Celle-ci pose en France un certain nombre de limites à la liberté d’expression pour la concilier avec d’autres principes fondamentaux : interdiction des injures et de la diffamation, de la provocation à la haine, de l’apologie du terrorisme ; protection de la vie privée et des secrets (secrets administratifs, secret industriel et commercial, secret des affaires), etc.

La prise de parole publique des chercheurs, ingénieurs et techniciens du CNRS est, par ailleurs, soumise au respect d’obligations statutaires et de principes déontologiques (Loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires), qui gouvernent l’activité de tout agent public, tenu au respect des principes suivants : Obligation de dignité, obligation de probité et d’intégrité, obligation d’impartialité, obligation de neutralité, du respect du principe de laïcité et obligation de non-discrimination, obligations de secret et de discrétion professionnels, obligations d’exécution des fonctions et d’obéissance hiérarchique.