Quand un robot menaçant améliore les performances cognitives

Humanités numériques

Un robot humanoïde peut-il influencer par sa simple présence les performances cognitives humaines ? Dans cette étude, publiée dans Science Robotics le 15 août 2018, les chercheurs du Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive (LAPSCO, UMR6024, CNRS / Université Clermont Auvergne) et du Laboratoire d'Informatique, de Modélisation et d'Optimisation des Systèmes (LIMOS, UMR6158, CNRS / Université Clermont Auvergne / Mines Saint-Etienne), montrent que la simple présence d’un robot connu pour son antipathie (plutôt que sa sympathie) augmente la sélectivité de l’attention de manière comparable à la présence d’un observateur humain.

Longtemps mis en scène par le 7ème art, les robots humanoïdes dotés de capacités cognitives supérieures à celles des humains et capables à notre égard du meilleur comme du pire (nous servir ou nous asservir) ne relèvent plus totalement de la science-fiction. En effet, les progrès rapides de la robotique sociale humanoïde permettent d’ores et déjà à des robots de se mouvoir de manière de plus en plus efficace et autonome, d’interagir verbalement, de comprendre et de répondre à certaines de nos attentes en tenant compte notamment de nos états émotionnels ; le tout avec des perspectives d’applications nombreuses, à domicile (services aux personnes âgées et aux personnes dépendantes), à l’école, à l’hôpital, dans l’industrie, au sein de nos systèmes de défense, etc.

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