Les degrés de la citoyenneté. Question coloniale, race et droits

Du
au
MSH Angé Guépin, Amphithéâtre 5 allée Jacques Berque 44000 Nantes

Ce colloque part d’un double constat que l’historiographie a contribué récemment à mettre en avant. D’une part, l’importance jouée par divers groupes progressistes ou réformateurs, critiques des hiérarchies et des statuts fixes de l’Ancien régime, soucieux de promouvoir une société fondée sur les capacités naturelles, l’industrie ou le mérite, dans la problématisation de la question des races humaines dans le premier XIXe siècle. D’autre part, l’historiographie récente a contribué à mettre en avant le rôle joué par ces mêmes groupes, depuis la fin du XVIIIe siècle, pour repenser le système colonial et promouvoir des formes de colonisations nouvelles, fondées sur la mise en valeur des territoires, l’ouverture de nouveaux débouchés, la mise en activité des capitaux, des terres et des hommes, et des rapports de travail non-esclavagistes.

Nous avons cherché à réunir un groupe interdisciplinaire de chercheurs travaillant dans les domaines de l'histoire coloniale, de l'histoire juridique et des études sur la citoyenneté pour explorer la construction de la citoyenneté dans les contextes coloniaux et postcoloniaux.

A travers l'analyse de diverses expériences, du XVIe au XXe siècle, la journée du vendredi 20 septembre vise à examiner les statuts des personnes vivant dans des contextes coloniaux et postcoloniaux destinés à assurer l'hétérogénéité des régimes de citoyenneté.