Devenir des gilets jaunes
Il y a 7 ans surgissait le mouvement des Gilets Jaunes.
Si certain·es continuent à vouloir le faire vivre, une très large majorité s’est repliée vers la sphère privée ou engagée dans d’autres luttes. L’étude de leurs trajectoires permet de comprendre à la fois le mouvement et ses conséquences sur des individus en grande partie issus de classes populaires et dépourvus de passé militant. Rédigé par un collectif de recherche pluridisciplinaire, l’ouvrage entend décrire par des portraits sociologiques comment ces femmes et hommes sont devenus des Gilets jaunes. En croisant configurations sociales et territoriales, dispositions acquises et situations vécues dans l’engagement, l’analyse biographique renouvelle le regard sur plusieurs dimensions de ce mouvement social inédit : le rapport au corps, l’engagement en couple, le rapport au savoir, le rapport salarial, les inégalités de genre, l’ancrage territorial et le maintien de l’engagement.
À propos des auteurs
Emmanuelle Reungoat est maîtresse de conférences en science politique à l’Université de Montpellier, chercheuse au CEPEL.
Sylvain Bordiec est docteur en sociologie de l’Université de Paris 8 et maître de conférences à l’Université de Bordeaux. Ses recherches portent sur les socialisations des jeunes et sur les solitudes et les politiques de « lutte contre l’isolement ».
François Buton est directeur de recherche au CNRS (TRIANGLE). Ses travaux portent sur la socio-histoire de l'État, les violences combattantes et les comportements politiques.
Christèle Dondeyne est maîtresse de conférences à l'université de Bretagne occidentale. Ses domaines de recherches portent sur la sociologie du travail et des organisations, la sociologie économique, les régulations marchandes, les régulations professionnelles.
Étienne Walker est maître de conférences en géographie à l'université de Caen Normandie et membre du laboratoire Espaces et Sociétés (ESO).